Sur le marché de l’occasion, certaines voitures paraissent alléchantes… jusqu’à ce qu’on découvre la face cachée du moteur.
Entre casses prématurées, consommations d’huile anormales ou problèmes de distribution, quelques mécaniques sont devenues tristement célèbres.
Si tu veux acheter malin et éviter les mauvaises surprises, voici une liste claire des moteurs à fuir, accompagnée d’explications simples et de conseils concrets.
Les moteurs PSA/BMW 1.6 THP
Montés sur : Peugeot 207/308, Citroën DS3, Mini Cooper S, etc.
Ce moteur turbo-essence a été développé conjointement par PSA et BMW.
Sur le papier : puissant, agréable, moderne.
En réalité : chaîne de distribution fragile, consommation d’huile excessive, et pannes à répétition.
Symptômes fréquents :
- cliquetis au démarrage,
- voyant moteur,
- perte de puissance,
- entretien très coûteux.
Mon avis : à éviter, même après restylage. Seules les versions post-2015 sont à peu près fiables, mais méfiance.
Les moteurs Renault/Nissan 1.2 TCe
Montés sur : Clio IV, Captur, Dacia Duster, Qashqai, etc.
Ce petit moteur turbo essence devait remplacer le 1.6 atmo.
Mais il souffre d’une surconsommation d’huile chronique et de casses moteur autour de 80 000 à 120 000 km.
Symptômes fréquents :
- voyant moteur,
- consommation d’huile très rapide,
- ratés à l’allumage.
Mon conseil : préfère le 0.9 TCe (plus simple) ou les blocs atmosphériques type 1.2/1.6 16v, beaucoup plus fiables.
Le 1.2 PureTech (Stellantis)
Montés sur : Peugeot 208, 308, Citroën C3, C4, etc.
Moteur agréable mais fragile au niveau de la courroie de distribution (immergée dans l’huile !).
Cette technologie pose des soucis d’usure prématurée, avec risque de casse moteur.
Symptômes :
- voyant moteur,
- huile noire épaisse,
- bruits suspects à froid.
Astuce : si tu en possèdes un, vidange très régulière (tous les 10 000 km max) et surveillance rapprochée.
Les diesels modernes “urbains”
Notamment : 1.6 TDI (VAG), 1.5 dCi (Renault), 1.6 HDi (PSA).
Ces moteurs ne sont pas mauvais en soi, mais ils détestent la ville.
Les FAP, EGR et turbos s’encrassent vite si le moteur ne monte pas régulièrement en température.
Conseil : à n’acheter que si tu roules plus de 20 000 km/an, dont au moins la moitié sur route.
Sinon, un bon moteur essence simple fera mieux le travail.
Les Ford EcoBoost 1.0 / 1.6
Montés sur : Fiesta, Focus, B-Max, etc.
Moteurs modernes et vifs… mais à la fiabilité en dents de scie.
Le 1.0 souffre de problèmes de refroidissement et de durite, le 1.6 de casses moteur pures et simples.
Symptômes :
- surchauffe,
- perte de puissance,
- joint de culasse HS.
Mon avis : si tu veux une Ford fiable, vise plutôt les anciens moteurs Duratec atmosphériques.
Les moteurs à courroie humide (tous constructeurs confondus)
Les courroies “trempées dans l’huile” de certains moteurs récents sont une fausse bonne idée.
Elles s’usent prématurément, se désagrègent et encrassent le moteur.
On les trouve notamment sur certains 1.5 BlueHDi, 1.0 EcoBoost et PureTech récents.
Conseil : évite ce type de conception si tu comptes garder la voiture longtemps.
Les moteurs sûrs à privilégier
Pour équilibrer, voici quelques blocs à la fiabilité exemplaire :
- Toyota 1.0/1.3/1.5 VVT-i
- Honda 1.2/1.4 i-DSI et 1.8 i-VTEC
- Mazda 1.5 SkyActiv-G
- Volkswagen 1.6 atmo MPI
- Renault 1.6 16v
- Suzuki 1.2 DualJet
Ces moteurs tournent à des kilométrages très élevés avec un simple entretien régulier.
En résumé
Un moteur à problème peut transformer une bonne affaire en cauchemar.
Toujours se renseigner avant achat, demander les factures, et ne jamais se fier aux apparences.
Mon conseil personnel :
Si tu cherches la tranquillité, choisis un moteur essence atmosphérique japonais.
Pas le plus excitant sur le papier, mais c’est lui qui te ramènera toujours à bon port.