Une transformation plus lente… mais bien réelle
Depuis la période du Covid, l’automobile en France a connu une évolution assez particulière.
Entre transition énergétique, hausse des prix et changements d’usage, la voiture s’adapte… mais pas toujours comme on l’imagine.
À partir de données récentes, voici ce qui a réellement changé entre 2020 et 2025.
1. Un parc automobile toujours plus important… et plus vieux
En 2020, la France comptait environ 38,2 millions de voitures.
En 2025, on atteint 39,7 millions.
-Le parc continue donc d’augmenter.
Mais surtout :
- Âge moyen en 2020 : 10,2 ans
- Âge moyen en 2025 : 11,5 ans
Les voitures vieillissent.
-Ce que ça veut dire
Les Français gardent leurs voitures plus longtemps.
La raison est simple :
- prix des voitures neuves en hausse
- incertitude économique
- transition énergétique floue
-Résultat : on remplace moins, on conserve plus.
2. Thermique en baisse… mais toujours ultra dominant
On pourrait penser que le thermique disparaît rapidement.
En réalité :
- 2020 : 97,7 % de voitures thermiques
- 2025 : 94,5 %
-La baisse existe… mais reste lente.
-Détail important : le diesel recule
- Diesel 2020 : 59 %
- Diesel 2025 : 48,8 %
-Grosse chute.
Pendant ce temps :
- Essence : 39 % → 45,7 %
-L’essence reprend clairement du terrain.
-Les alternatives progressent
- Énergies alternatives : 2,3 % → 5,5 %
- Électrique : 0,4 % → 2,9 %
-La progression est réelle… mais on reste encore loin d’un basculement total.
–3. Les voitures deviennent plus “propres” (sur le papier)
C’est probablement l’évolution la plus marquante.
- Crit’Air 1 et 2 : 57 % → 73,5 %
-Une énorme progression.
Dans le détail :
- Crit’Air 1 : 22 % → 35,7 %
- Crit’Air 2 : stable à 35 %
Pendant ce temps :
- Crit’Air 3 : 26 % → 17,9 %
- Crit’Air 4 : 10 % → 5,2 %
- Crit’Air 5 et non classées : 7 % → 3,4 %
-Les voitures les plus polluantes disparaissent progressivement.
Et un nouveau venu apparaît :
- Crit’Air E (électrique) : 0 → 2,9 %
-Ce que ça veut dire
Même si le thermique domine encore,
-le parc se modernise rapidement.
C’est un point clé :
-la transition ne passe pas seulement par l’électrique,
-mais aussi par le renouvellement du thermique.
4. Moins de kilomètres qu’avant… mais un retour progressif
Avant le Covid :
- 12 800 km/an en moyenne
Pendant 2020 :
- 10 200 km
En 2024 :
- 11 600 km
-On ne roule toujours pas autant qu’avant.
Interprétation
Plusieurs raisons :
- télétravail
- hausse du prix du carburant
- nouvelles habitudes de mobilité
-La voiture reste essentielle, mais son usage évolue.
5. Ce qu’il faut vraiment retenir
Si on résume l’évolution depuis 2020 :
- Le parc augmente
- Les voitures vieillissent
- Le diesel recule fortement
- L’essence revient
- L’électrique progresse (lentement mais sûrement)
- Les voitures sont globalement moins polluantes
- On roule un peu moins qu’avant
Conclusion : une transition… mais à la française
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la transition automobile en France n’est pas brutale.
Elle est progressive, lente et pragmatique.
-On ne passe pas du thermique à l’électrique du jour au lendemain.
-On adapte, on conserve, on remplace au bon moment.
C’est une évolution plus “réaliste” que révolutionnaire.
Source: https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/397-millions-de-voitures-en-circulation-en-france-au-1er-janvier-2025